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Djamel Belmadi (acte 2), réglages recommandés

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La date FIFA de juin approche à grands pas et elle marquera enfin le retour de l’EN sur le carré vert. Le retour du football, le vrai, permettra de (définitivement ?) tourner la page des polémiques nées au soir du traumatisme de Blida après la défaite face au Cameroun (1-2) un certain 29 mars 2022. Depuis cette terrible désillusion pour le football national, Djamel Belmadi a été maintenu à son poste et il a déjà annoncé des ajustements. Les réglages sont recommandés.

Le Cameroun est passé par là …

Après deux fiascos consécutifs (CAN 2021 et éliminatoires Coupe du Monde 2022) les Verts sont tombés de haut. De très haut même tant ce qu’ils ont réalisé depuis l’arrivée de Djamel Belmadi en aout 2018 est inédit. Un titre continental en 2019 et une série de 35 matchs sans défaite avaient permis aux compères de Riyad Mahrez de gravir tous les échelons du football africain. Le classement FIFA souvent décrié reste révélateur de la période faste qu’ont connu les Verts. De 67ème mondial en Octobre 2018, Belmadi a hissé l’Algérie à la 29ème place en 2021 ! La progression statistique, sportive et humaine était bien là ! Mais le Cameroun et Gassama sont passés par là et l’Algérie est rentrée dans le rang…

Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain !

Il faut pourtant savoir perdre et apprendre de ses échecs pour rebondir plus vite. Outre le capital sympathie que le « Ministre du Bonheur » avait acquis en 2019, il aurait été bien trop simple et intellectuellement fainéant de faire table rase de cette période en limogeant le coach. Il est vrai que l’état des finances de la FAF n’aurait de toutes façons pas permis d’aller chercher un sélectionneur au nom ronflant. Garder Belmadi c’est faire le pari de la continuité du projet sportif qui avait si bien fonctionné. C’est s’appuyer sur ses atouts. Mais des ajustements sont impératifs et à tous les niveaux. Ils sont nécessaires tout d’abord à la fédération qui doit reprendre la main dans tous les domaines. Belmadi, même s’il s’en défend, avait pris trop de place en dehors du carré vert et cela a fatalement causé du tord à la sélection. Chacun doit retrouver son rôle pour une meilleure efficacité. Si simple à dire et pourtant si difficile à faire tant les égos prennent trop de place dans notre « culture ».

Belmadi toujours l’homme de la situation ?

Le sélectionneur national doit, en douceur, admettre ses erreurs pour progresser. Revoir son management auprès de ses joueurs et du monde extérieur. Ce métier a besoin sans cesse de s’adapter, de se réinventer. Dans la communication d’abord, il doit garder le contrôle en toutes circonstances. Les conférences de presse doivent se dérouler de manière apaisée où chacun doit jouer son rôle. Il ne peut plus, par exemple, se contenter de balayer certaines questions d’un revers de main avec le « choix de l’entraîneur » ou s’emporter lorsqu’une question pertinente ou maladroite le dérange. La communication avec la presse fait partie du métier. C’est un exercice imposé dans le football moderne alors autant le mener sans heurts. Il faudra aussi arrêter avec les publications des listes 24h avant un rassemblement. Cette démarche, qui n’existe pas ailleurs dans le monde, est considérée comme irrespectueuse par une partie des journalistes et des observateurs. Elle creuse un fossé entre l’EN et les médias. Tout comme les matchs à huis clos qui ne se font plus nulle part, ces pratiques n’ont plus lieu d’être dans un football mondialisé.

Mettre le temps à profit pour tenter, innover

Belmadi connaît le football, la mentalité du joueur algérien et maintenant l’environnement africain. C’est un atout indéniable ! Et avec un esprit revanchard sain il a toutes les cartes pour réussir à remettre les Verts sur de bons rails. Et il aura le temps pour cela. On s’attend donc à du nouveau sur le choix des joueurs où une nouvelle génération viendra bousculer les hiérarchies. Dans le jeu aussi il faudra du nouveau, de l’innovation. Le sélectionneur sait qu’il doit avoir plusieurs flèches à son arc pour éviter les scénarios des derniers mois. En effet, pourtant trahi par ses attaquants, il avait rappelé Belfodil ou encore Brahimi pour faire du neuf avec du vieux avec le succès que l’on connaît. Il fallait parer à l’urgence et dans ces cas, la lucidité peut manquer. L’autre axe de développement consiste à tendre la main aux binationaux qui peuvent apporter un plus au groupe. Il ne s’agit pas de privilégier tel ou tel joueur mais de mettre tous les enfants de l’Algérie (les fameux détenteurs du S12) sur le même pied d’égalité. Seuls les qualités doivent compter.

Nul doute que Belmadi est l’homme de la situation pour remettre les Verts au sommet du football africain lui qui connait désormais les ingrédients de la réussite mais aussi de l’échec. Reste à savoir si les ajustements nécessaires seront menés dans le bon tempo. Bien plus que ces réglages recommandés, il s’agit de gagner de nouveau pour redonner rapidement le sourire aux millions de supporters qui sont, eux aussi, tombés de très haut.

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