La riposte n’a pas tardé. Dans un communiqué commun, plusieurs fédérations de football, parmi lesquelles celles de l’Algérie, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique du Sud, du Maroc, de la Tunisie, de l’Égypte ou encore du Ghana, ont exprimé leur « profonde déception » après les récentes déclarations du président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, sur l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes.
À l’origine de la polémique, une réflexion peu amène du dirigeant slovène laissant entendre que l’augmentation du nombre de participants risquait de produire davantage de rencontres « sans intérêt ». Une sortie qui a suscité l’indignation, de nombreuses nations pour lesquelles une qualification au Mondial demeure un exploit historique.
Dans leur texte, les fédérations signataires rappellent qu’aucun match de qualification à la Coupe du monde n’est anodin. « Pour nos pays, il n’existe pas de match de Coupe du monde sans importance », écrivent-elles, soulignant qu’une participation à la phase finale représente souvent l’aboutissement de plusieurs générations de sacrifices, d’investissements et d’espoirs.
Sans jamais citer directement l’UEFA au-delà de son président, le communiqué dénonce une vision jugée réductrice du football mondial. « Suggérer que certains de nos matches seraient moins importants revient à ignorer les efforts, les sacrifices et les aspirations des joueurs, des entraîneurs, des dirigeants et des supporters », peut-on lire.
Au-delà de la défense de leurs intérêts sportifs, les fédérations africaines et leurs alliés entendent surtout défendre une certaine idée de l’universalité du football. « Le football n’appartient pas à un groupe restreint de dirigeants privilégiés », martèle le texte, qui rappelle que la force de la Coupe du monde réside précisément dans sa capacité à réunir des nations aux histoires et aux trajectoires différentes.
Cette prise de position collective illustre aussi un rapport de force de plus en plus assumé. Avec l’élargissement du Mondial voulu par la FIFA, les confédérations historiquement moins représentées disposent désormais d’une voix plus forte et refusent de voir leurs performances ou leurs ambitions considérées comme secondaires.
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— La Gazette du Fennec (@LGDFennec) June 13, 2026
