C’est un fait de jeu qui a enflammé les débats. L’expulsion de Moustapha Zeghba, lors du choc de la 27e journée entre l’Entente de Sétif et le MC Oran a ouvert une séquence polémique dont le football national serait passé volontiers.
Dans la foulée, le club oranais a dégainé un communiqué, annonçant avoir saisi les instances compétentes et interjeté appel du carton rouge. Dans sa missive, le club d’El Hamri précise avoir demandé à accéder aux enregistrements des échanges entre arbitres, dans l’espoir de faire la lumière sur une décision jugée sévère. Une requête qui, selon une source autorisée, outrepasse toutefois les prérogatives des clubs, seule la commission fédérale étant habilitée à consulter ces éléments sensibles.
Au cœur de l’orage, Alae Bouab. L’homme en noir aurait sorti le rouge après une passe d’armes verbale avec le gardien oranais. Selon nos informations, tout serait parti d’un but refusé à l’ESS, que Zeghba aurait imputé à l’intervention de la VAR : « Sans la VAR, tu l’aurais validé », aurait-il lancé. Une remarque qui lui vaut un premier avertissement. Mais loin de temporiser, le portier persiste, et en rajoute une couche, remettant en cause l’impartialité de l’arbitre. Le second carton jaune tombe, synonyme d’expulsion.
Notre source se veut toutefois nuancée. Aucun propos insultant n’aurait été prononcé. Un élément loin d’être anodin, qui pourrait influer sur la nature de la sanction à venir. Zeghba s’exposait jusqu’ici davantage à une suspension pour comportement inapproprié qu’à une peine lourde pour outrage envers officiel. Les échanges incriminés figureraient d’ailleurs noir sur blanc dans le rapport de l’arbitre.
Mais l’affaire ne s’arrête pas à la pelouse. Sur les réseaux sociaux, une publication attribuée au gardien, illustrant son expulsion et agrémentée d’émoticônes évoquant des billets de banque, est venue jeter de l’huile sur le feu. En privé, le joueur en conteste la paternité. Reste que le message, s’il lui est imputé, pourrait être interprété comme une insinuation grave, susceptible d’alourdir son cas.
