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Ligue 1 Mobilis: Comment la LFP a plombé le mercato

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Le marché des transferts en Algérie, d’ordinaire bouillonnant à cette période, semble avoir subi un violent coup d’arrêt. Après quelques mouvements spectaculaires et des salaires faramineux évoqués dans les premiers jours du mercato, la Ligue de Football Professionnel (LFP) a décidé de sortir l’artillerie lourde pour tenter de mettre un terme à la flambée incontrôlée des masses salariales. 

Une mesure inédite est venue changer la donne : un formulaire d’engagement financier est désormais requis pour tout club désireux de franchir le seuil des 50 milliards de centimes annuels en salaires.

Dans les faits, la LFP impose aux clubs dont la masse salariale risque de  dépasser ce plafond de fournir un document signé par le PDG de la société mère – dans le cas des clubs professionnels détenus par des entreprises publiques – ainsi que par le président du conseil d’administration. Ce formulaire constitue un engagement formel à honorer intégralement les salaires convenus dans les contrats des joueurs, et à mobiliser les ressources nécessaires pour couvrir ces dépenses.

Autrement dit, les dirigeants sont personnellement engagés à garantir la viabilité financière des salaires promis. Un garde-fou destiné à responsabiliser les clubs, mais qui a eu un effet immédiat : le gel des négociations et des signatures. D’ailleurs, l’une des clauses du formulaire stipule que les PDG et les présidents des conseils d’administration sont au fait “des risques encourus en cas de non respect des engagements”.

Caution de 40 millions de dinars

Autre mesure dissuasive : les  club qui prompts à dépasser le seuil des 50 milliards sont désormais tenus de déposer une caution bancaire de 40 millions de dinars, que la LFP pourra utiliser en cas de litige ou de non-paiement des salaires. Cette disposition, censée protéger les joueurs et encadrer les engagements des clubs, ajoute un poids financier supplémentaire dans une période où les caisses sont déjà mises à rude épreuve.

Un mercato refroidi, les clubs en stand-by

L’impact de cette nouvelle réglementation est visible : le mercato est à l’arrêt. Après quelques signatures tapageuses, les grands clubs ont brusquement mis les dossiers sous le coude, en attendant d’y voir plus clair. Les négociations sont suspendues, les transactions en stand-by, et les joueurs libres s’impatientent. L’emballement du début juillet a cédé la place à une prudence quasi généralisée.

Incitation à l’auto-financement

La FAF, pour sa part, a laissé entrevoir une voie de contournement : les clubs peuvent dépasser le seuil des 50 milliards à condition de financer les salaires à travers des fonds privés. Une fenêtre de tir intéressante, mais encore largement inexploitable pour la majorité des formations algériennes, dont la dépendance vis-à-vis des sociétés publiques mères reste quasi-totale.

Seul le MC Alger semble avoir pris la mesure de cette nouvelle donne. Grâce à une politique de sponsoring proactive et des partenariats privés en croissance, le club algérois s’est offert un peu d’oxygène et continue à renforcer son effectif. Un cas d’école dans un paysage où l’autonomie financière reste l’exception plutôt que la règle.

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