On s’apprête peut-être à vivre un moment d’histoire, demain à l’aube (heure locale), avec ce seizième de finale de la Coupe du monde 2026 entre la Suisse et l’Algérie. Et ce n’est pas seulement parce que les Verts jouent une qualification historique pour les huitièmes de finale du Mondial.
Selon l’issue du match, ce sera aussi peut-être la dernière fois que l’on verra Riyad Mahrez sous le maillot de l’Algérie. Le capitaine de l’équipe nationale, aujourd’hui âgé de 35 ans, dispute peut-être son dernier match avec les Verts. Douze ans après son arrivée, à la veille du Mondial 2014, l’ancien Havrais s’apprête à raccrocher les crampons. C’est du moins ce qu’il a insinué au micro de FIFA.com, à la veille de ce très attendu Suisse – Algérie.
« Il est temps de laisser la place aux jeunes et de se mettre de côté après 12 ans de travail, de matches, de voyages, avec beaucoup de sacrifices », a-t-il déclaré. Une phrase qui résume on ne peut mieux le fond de sa pensée. Elle prouve, en outre, que la question est, au fond, déjà tranchée.
« J’avais 23 ans, j’étais jeune et aujourd’hui j’en ai 35. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts », a enchaîné l’ancien joueur de Manchester City, qui a effectivement vécu, ces douze dernières années, une histoire aux allures de montagnes russes avec l’Algérie.
C’est donc un Riyad Mahrez qui joue visiblement ses dernières cartouches que la planète football a découvert durant ce Mondial. « Même si la qualification est la plus importante, dans un petit coin de ma tête, j’avais aussi cet objectif personnel de marquer des buts. »
Auteur d’un doublé face à l’Autriche, l’ailier droit a porté son total à 40 buts en 118 sélections avec l’équipe nationale. Un ratio qui le fait entrer illico dans le cercle fermé des légendes des Verts. À quelques heures de ce qui pourrait être la fin d’une aventure passionnante avec l’EN, Riyad Mahrez n’a qu’un seul souhait. « On veut aller le plus loin possible pour nous, nos familles et notre pays », jure l’ancien Havrais, qui n’oubliera pas de sitôt son expérience au Mondial 2026, « l’une des plus belles choses » vécues avec son pays, « au même titre que la CAN 2019 ».
Demain, au petit matin, Riyad Mahrez pourrait écrire une nouvelle page de l’histoire de l’équipe nationale. Ou tourner définitivement la page d’une aventure passionnante, avec ses excès, dans le meilleur comme dans le pire.

