À quelques heures d’un rendez-vous historique face à la Suisse, Vladimir Petkovic a répondu aux questions des journalistes. L’occasion pour le sélectionneur des Verts de préciser son état d’esprit avant ce duel à élimination directe.
À l’approche de cette confrontation décisive, Petkovic insiste sur le fait que les deux équipes partent de pied égale : « La Suisse et l’Algérie sont deux équipes qui réalisent de bonnes prestations et qui ont toutes les deux l’ambition de gagner. Je serai heureux de l’emporter demain et de poursuivre l’aventure dans ce tournoi. »
Le sélectionneur refuse également de bâtir son plan de jeu en fonction de la Suisse : « Nous voulons nous concentrer sur nos forces et nos faiblesses, pas sur celles de l’adversaire. Nous voulons gagner demain. »
Le mystère entretenu autour du dernier rempart
Interrogé sur l’identité du gardien qui débutera cette rencontre capitale, Petkovic entretient volontairement le suspense : « Nous avons trois gardiens de but. Ils sont tous en forme, nous verrons lequel sera titulaire demain. »
Le nul spectaculaire contre l’Autriche a renforcé la confiance du groupe, mais le sélectionneur veut désormais voir son équipe prolonger cette dynamique positive lors de ce rendez-vous à élimination directe : « Le match de demain sera la continuité de notre Coupe du Monde. Nous voulons continuer sur cette dynamique pour gagner. »
Tout en saluant les progrès affichés par son équipe, Petkovic estime que plusieurs secteurs de jeu doivent encore être perfectionnés : « Nous devons nous améliorer dans tous les secteurs, pas uniquement en défense, et travailler davantage la communication. Nous avons montré de belles choses face à l’Autriche et je suis persuadé que nous serons à 100 % demain. »
Même s’il conserve un regard attentif sur la sélection suisse qu’il a dirigée durant plusieurs années, le technicien préfère désormais se concentrer sur le défi sportif qui attend l’Algérie : « Je regarde toujours les matchs de la Suisse. J’ai eu plaisir à travailler avec eux et je reste en contact avec certains joueurs, mais le passé est le passé. La Suisse a progressé et grandi, comme l’Algérie. C’est une équipe au style différent, et nous devons bien nous préparer pour les affronter. Nous devons contrôler notre match, mais aussi savoir réagir quand il le faudra. »
Se méfier du collectif suisse
Si Granit Xhaka représente naturellement l’une des principales références du football suisse, Petkovic refuse de réduire la Nati à son seul capitaine et met en avant la qualité collective de l’effectif : « La Suisse est une équipe dangereuse. Xhaka est un grand joueur, il l’a toujours montré. Ce sera un plaisir de le rencontrer demain. Je ne veux pas mettre l’attention sur un seul joueur : il n’y a pas que Xhaka, il y a aussi d’autres bons joueurs. »
Questionné sur les déplacements, les conditions météorologiques ou les contraintes du tournoi, Petkovic refuse catégoriquement d’évoquer le moindre prétexte : « Je ne veux pas parler de la météo ni de la distance, cela pourrait être perçu comme des excuses. Mes joueurs n’ont aucune difficulté à ce niveau-là. »
L’entraîneur algérien a ensuite adressé des mots particulièrement élogieux à Murat Yakin, sélectionneur de la Suisse : « C’est un très bon sélectionneur, il fait de très bon résultat, je suis très content de le rencontrer demain. »
Le cœur tourné vers El Khadra
Face aux nombreuses questions sur ses attaches avec la Suisse, Vladimir Petkovic a tenu à dissocier clairement l’émotion personnelle de sa mission actuelle à la tête de la sélection algérienne : « Je suis Suisse, mais demain mon pays, c’est l’Algérie et je veux gagner. Je ne mélange pas tout. J’ai vécu de belles choses, je suis fier d’être suisse, mais demain je suis sélectionneur de l’Algérie. Ma famille ne sera pas contre, ils vont me soutenir. »
Enfin, le sélectionneur s’est réjoui de l’immense mobilisation des supporters algériens, espérant voir cette ferveur porter son équipe : « J’ai vu de belles vidéos de nos supporters. Tout le pays était content de notre qualification. J’espère que demain aussi le stade sera rempli d’Algériens. Nous allons tout faire pour gagner. »
Malgré cette confiance, Petkovic préfère attribuer le costume de favori à la Suisse, tout en rappelant que cette Coupe du monde a déjà réservé de nombreuses surprises : « Je ne pense pas qu’en Coupe du monde il y ait de match facile. Demain, la Suisse est favorite. Certaines équipes favorites ont eu du mal dans cette compétition. Nous devons tout donner sur le terrain. »


