Dimanche, pour la réception de l’OGC Nice (1-1), Himad Abdelli a de nouveau commencé sur le banc avec l’Olympique de Marseille dans le cadre de la 31e journée de la Ligue 1 Mc Donald’s. Son entrée, sensiblement tardive et pas vraiment censée lui permettre de tout renverser, à la 81e minute ne lui a pas évité les reproches. Habib Beye, son entraîneur, l’a même personnellement critiqué en public. Sévère.
Sur tout le match et la défaillance du système marseillais, Beye a fait la fixette sur une action. C’est celle où Himad Abdelli a rendu facilement le ballon aux Niçois en tenant de sauver une touche. « On est puni par la situation sur ce type de ballons. On ne peut pas les rendre de cette façon-là. Il faut être beaucoup plus intense. Beaucoup plus sérieux. Voilà, c’était une situation où il n’avait pas forcément de danger. On se punit nous-même », commente le technicien sénégalais en voyant repasser l’action d’Abdelli.
Abdelli semble accuser le coup mentalement
Le milieu de terrain algérien, arrivé en février dernier en provenance de l’Angers SCO et signataire d’un contrat de 4 ans et demi, trinque pour les autres. Cela reste injuste dans la mesure où son manque de motivation peut être compréhensible. L’ancien angevin sait que sa situation sportive a un impact direct sur les chances d’une présence en Coupe du Monde 2026 avec l’Algérie. Surtout qu’il avait sauté des plans de Vladimir Petkovic au rassemblement de mars à cause d’un temps de jeu bien maigre chez les Phocéens.
Abdelli a clairement pris un coup sur la tête. D’où son jeu désormais impertinent et caractérisés par de déchets et le manque de tranchant. Beye n’a pas opté pour la meilleure des approches en imputant presque ce faux pas à un joueur qui est en train d’accuser le coup mentalement et qui n’a eu droit qu’à une seule titularisation en championnat depuis sa signature. Pas vraiment de quoi renforcer le sentiment d’implication. Surtout quand on envoie fréquemment le concerné au casse-pipe.
