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Résiliation de Belmadi : Merci Zefizef !

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Alors que Belmadi devait signer la résiliation de son bail ce jeudi après l’arrivée de l’équipe nationale en provenance de la Côte d’Ivoire où elle a subi une deuxième sortie sans gloire du 1er tour de la CAN 2023, l’entraîneur est toujours lié aux Verts sur le plan juridique. La faute à un avenant au contrat léonin. C’est Djahid Zefizef, avant-dernier président de la Fédération algérienne de football (FAF), qui le lui a paraphé. Et c’est Walid Sadi, actuel patron de la FAF, qui se retrouve confronté à cette bêtise.

Après le désastre à la CAN 2021 et l’échec de qualification à la Coupe du Monde 2022, on pouvait s’attendre à ce que la FAF remercie Belmadi. D’autant plus qu’il arrivait au terme de son bail en décembre 2022. Étonnamment ou pas, les Autorités ont décidé de le maintenir. Motif : la vox populi avait foi intacte en le sélectionneur.

Pas d’objectifs = pas de protection

Paradoxalement, Charaf-Eddine Amara n’a pas survécu à la désillusion face au Cameroun. Il a été évincé de son fauteuil à la tête de la FAF. Son suppléant était alors Djahid Zefizef. “Belmadi et son staff ont bel et bien signé leur avenant qui porte sur une prolongation de contrat jusqu’en 2026”, déclarait-il en janvier 2023.

Zefizef notait aussi que “chaque Coupe d’Afrique des nations (CAN), nous allons faire l’évaluation nécessaire, on n’ira pas en Coupe d’Afrique pour faire de la figuration. Le sélectionneur sera évalué par son employeur”. Pas de traces pour le mot “objectifs”.

Zefizef sautait en juillet dernier. C’était après son humiliation dans les élections du Comité Exécutif de la CAF. Par conséquent, il laissait une bombe à retardement. En gros, la FAF n’avait aucune protection juridique concrète pour pouvoir mettre fin aux fonctions du driver des Verts en cas de grosse contreperformance. Tout dépendait de l’appréciatif et de l’évaluation. Sur quels critères ? Il n’y en a pas.

“Contrat moral”, la foutaise qui cause le foutoire 

Tout semble… moral. Ah oui! Le mot “moral”. On le retrouve dans une déclaration de Belmadi faite le 23 septembre 2022 après un match amical contre la Guinée (1-0) au stade Miloud Hadefi (Oran). “Je signerai prochainement un avenant qui me permet de prolonger mon contrat, même si j’ai toujours considéré que ma relation avec la sélection de mon pays est plutôt un contrat moral”, assurait le champion d’Afrique 2019.

Aujourd’hui, moralement, ce dernier a l’intime conviction que terminer dernier de la poule à la CAN-2023 ne devrait pas l’inciter à s’en aller. Surtout qu’il dispose d’un contrat effectif jusqu’à l’été 2026 qui ne l’oblige à aucune performance notable. Juridiquement, tout est suspendu à la bonne volonté de Belmadi.

Le coach joue avec le feu

Et il se trouve qu’un départ à l’amiable pour lui ne se fera pas sans indemnités qui lui conviennent. Et l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille joue avec le feu en trahissant la confiance des personnes influentes qui l’ont conforté au poste par le passé.

Face à cela, Sadi n’y peut pas grand-chose sauf trouver un terrain d’entente. Le problème est que son interlocuteur veut un gros chèque pour s’en aller. Immoral. Même si le technicien est dans son droit. Tout cela, c’est l’œuvre d’un Zefizef téméraire qui a agi sous l’impulsion de gens qui ont voulu surprotéger Belmadi et lui prouver qu’il sera intouchable s’il reste. Les conséquences sont là.

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