Le feuilleton de Sead Ramovic a connu cette semaine un premier épilogue. Suspendu à la veille de la demi-finale de la Coupe de la Confédération de la CAF, le technicien allemand a officiellement quitté Alger, entérinant une séparation devenue inévitable.
Selon des sources internes, la procédure disciplinaire engagée à son encontre s’est conclue par un avertissement de troisième degré, scellant définitivement la rupture avec le CR Belouizdad. Dans ces conditions, toute éventualité de retour apparaissait exclue, même si le coach de 46 ans était resté dans la capitale quelques jours encore, témoin à distance de l’élimination du Chabab face au Zamalek SC.
Durant cette période, Ramovic a également réglé la question de ses salaires. Contrairement à certaines rumeurs, il a bien perçu les montants dus, versés en dinars sur son compte local conformément à son contrat, a confié une source proche du dossier à la Gazette du Fennec. Le transfert vers son compte en Europe suit, lui, une procédure administrative classique, souvent longue dans ce type de situation.
Le fait marquant reste son départ effectif. Accompagné de ses deux assistants, dont l’un avait assuré l’intérim sur le banc lors de la demi-finale, il a quitté ses appartements et regagné son pays cette semaine.
Reste désormais un point de friction majeur. En l’absence de résiliation officielle de son contrat, qui court toujours jusqu’en 2028, l’affaire devra finir inéluctablement en litige devant les instances compétentes. En effet, cette situation devrait logiquement déboucher sur un arbitrage devant la FIFA. Chaque partie fera valoir ses arguments, dans un dossier qui s’annonce encore loin d’être définitivement clos.
